Exposition Yann Liébard

Parcours mémoire de 1965 2010

Ô Marches du Palais du 4 Septembre au 5 Novembre

«  LES MARCHES DU PALAIS »

Lodève, automne 2010.

«  PARCOURS-MÉMOIRE » est la première exposition que j’organise sur l’ensemble de mon parcours de peintre et de sculpteur de 1965 à 2010. Elle porte un regard sur cette période en six séquences où se superposent les œuvres picturales, sculpturales et graphiques.

Elle fait écho au livre « la pierre signe le temps et l’espace » que les éditions Esperou ont édité au printemps 2010 sur mes œuvres de sculpteur. Les premières présentations et signatures se sont déroulées à la médiathèque de Narbonne, à l’Espace d’Art de Laudun et à l’auditorium du Musée Fabre de Montpellier avec la participation de la librairie Sauramps.

Mon travail a commencé par la peinture à l’huile sur toile dès l’année 1965 pendant mes études à l’atelier de peinture murale de l’école des Arts Décoratifs de Paris. Puis je l’ai développé en toute liberté pendant deux années, mes études ayant été couronnées  par l’obtention d’une bourse d’études jusqu’en 1969  à la Casa de Velazquez de Madrid. Les thèmes que j’ai privilégiés étaient alors des transcriptions de paysages de mer et de ciel, à la recherche d’un langage plastique personnel afin d’exprimer une poétique picturale de ces espaces qui m’étaient chers.

De 1970 à 1985, délaissant la toile, les pinceaux et les couleurs, j’ai abordé la sculpture en « taille directe », au maillet et à la gouge. L’arbre représentant pour moi des présences vivantes proches de celles des êtres humains, mes sculptures taillées dans des troncs de chêne, d’orme, de noyer et d’acacia évoquent des compositions mi-animales et mi-végétales aux volumes sensuels et massifs.

Ensuite je me suis plongé dans l’univers des roches et des matières minérales sous toutes leurs formes : rochers, montagnes, carrières, sculptures et architectures. La pierre, matière pérenne, est chargée des mémoires de la formation de l’univers, de la naissance de  notre planète et des constructions humaines. Elle m’a permis d’apprendre et de comprendre une grande partie de notre histoire. Aujourd’hui je poursuis cette exploration tant elle me semble illimitée et riche en découvertes.

Dans une première période de 1985 à 1990, j’ai cherché à révéler les énergies contenues dans les granits, les marbres et les basaltes, en creusant à la massette et au burin des blocs bruts de carrière ou épannelés en entreprise. Les sculptures aux volumes massifs, par le jeu des ombres et des lumières, évoquent des mondes organiques et architectoniques.  Les pierres proviennent de tous les continents : Europe, Asie, Afrique, Amérique. Elles sont choisies pour leurs structures et leurs couleurs : rouge, noire, blanche, verte, rosée, bleutée.

Puis, après 1990, j’ai souhaité m’inscrire dans le temps. J’ai alors cherché à élever la pierre, en jouant de la verticalité par assemblage ou en monobloc en réalisant des sculptures dans des lieux publics. Mes pierres signent le temps et l’espace en Italie, Grèce, Turquie, Lituanie, Espagne, Portugal, Argentine, France.

Délaisser la peinture à l’huile sur toile pendant toute cette période n’a pas été un abandon de  mes recherches de composition traitant de la surface, de la couleur et du dessin.

Aussi, entre 1980 et 1995, j’ai réalisé de nombreux études au crayon de couleurs exprimant des gestations et des naissances en correspondance à mon questionnement sur nos origines. Durant cette période, je me suis nourri des découvertes scientifiques des biologistes, anthropologues et astrophysiciens. Elles m’ont permis d’observer le monde moléculaire, l’évolution de l’humain et l’univers cosmique. J’ai pu  constater qu’entre l’infiniment petit  et l’infiniment grand apparaissaient de multiples analogies de structures, de rythmes, de couleurs, de matières et de formes.

De 1995 à 2005, les dessins de  nus traités par des jeux d’ombre et de lumière m’ont permis de révéler les richesses et les diversités du corps humain vivant.

Actuellement, depuis 2005, j’ai repris mes toiles, mes pinceaux et mes couleurs à l’huile. En jouant avec les différentes densités des médiums, huile, essence, siccatif et eau, j’évoque  des fluidités spatiales et des profondeurs lumineuses entre chaos et organisation à l’image des éléments de l’univers qui nous entoure : feu, terre, eau, air, des émotions, des sensations, des sentiments et des pensées que nous portons en nous-mêmes, qui nous animent et qui font de nous des « êtres humains ».

Yann Liébard, domaine Maya, Août 2010

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